"Tu vas vivre une vie de pirate", c'est ce que mon entourage m'a dit lorsque je leur ai parlé du Tres Hombres. Partir sur un bateau à voile pour charrier du rhum à travers l'ocean, comment leur en vouloir. Mais alors qu'eux pensaient peroquet, tricorne, combats aux sabres et supplice de la planche, moi je pensais vigie.
La vigie, vous savez cette personne tout en haut du mât qui surveille les milles alentours avec sa longue vue, mon rêve.
Autant vous dire que j'étais surexcitée quand moins de 24h après mon arrivée j'ai reçu ma formation pour monter au mât. En plus, exceptionnellement on a pu le faire en mer pendant notre transfert entre Point-à-Pitre et Marie-Galante.
Après ce jour j'ai cherché toutes les occasions pour enfiler mon harnais, que ce soit pour aider dans les voiles ou pour faire un tour sur le bowsprit, partie avant du bateau. Résultat, pendant notre traversée vers les Açores, j'ai eu l'occasion d'enrouler solo le fliying jib, la voile la plus à l'avant du Tres et j'ai enchainé en enroulant en duo la Royale, la plus haute voile du Tres Hombres.
But don’t worry, the crew pays close attention to your preferences. They won’t force you to climb if you’re not comfortable, but if you enjoy it, they’ll give you plenty of opportunities to practice. That’s how I ended up climbing to the very top of both masts in port for maintenance work. And during a “man overboard” exercise, I was assigned to climb to the first platform of the mast to observe with binoculars — which, in a way, made me… you guessed it, a lookout.
Donc même si j'espère ne jamais avoir à honorer ce rôle de vigie à part entière, je peux considérer mon rêve comme réalisé. Comme quoi sur le Tres Hombres les rêves sont réalisables.